Better Read ArnO
Par Arnaud Touati
Bonjour à tous,
Cette semaine, le portail de l'ANTS a cédé sur une faille basique et près de 19 millions de Français sont potentiellement exposés.
Pendant ce temps, le Haut Conseil des Finances Publiques a chiffré à plus de 50 milliards d'euros la hausse des prélèvements obligatoires entre 2024 et 2025.
Faisons le point ensemble ↓

LE DEBUNK
On passe en revue les citations chocs de la semaine.
Duflot et la religion de l'orthographe
L'orthographe ne doit pas être une religion.
Sur la même antenne, l'ancienne ministre du Logement ajoute que la maîtrise de l'orthographe serait devenue « un outil de distinction sociale » dont la rigueur ne serait plus indispensable.
Une ancienne ministre, diplômée de l'ESSEC, qui explique que l'orthographe n'est pas si importante, c'est comme un milliardaire qui rappelle que l'argent ne fait pas le bonheur.
C'est précisément cette maîtrise qui a permis à Madame Duflot l'ascension dont elle se prévaut pour expliquer aux enfants des autres que ce n'est pas si grave de ne pas l'avoir.
Pendant ce temps, les chiffres sont sans appel.
Sur la même dictée donnée à des élèves de CM2 entre 1987 et 2021, la part d'élèves faisant 25 fautes ou plus est passée de 6,9 % à 27,5 %.
Un effondrement.
La conséquence directe d'un abaissement continu des exigences.
L'orthographe n'est pas un caprice de bourgeois.
C'est un instrument de clarté et un instrument d'ascension.
Maîtriser la langue permet de savoir rédiger un CV, un courriel professionnel, une candidature, une plaidoirie.
Puis d'accéder aux concours, aux métiers qualifiés, à la vie civique.
En banalisant les fautes, on ne libère pas les plus modestes.
On les enferme dans une précarité déguisée.
Et à ceux qui pensent que l'IA et les correcteurs sauveront le reste, je propose une journée à mes côtés dans un cabinet d'avocats.
Une virgule déplacée dans une clause de garantie, c'est une condition qui change de portée.
Un participe passé mal accordé dans une mise en demeure, c'est une partie adverse qui se moque, un juge qui doute, un client qui se demande si nous relisons nos propres écrits.
Si nous nous habituons à laisser l'IA corriger nos fautes, nous nous habituons à lui laisser faire le raisonnement.
Or écrire, ce n'est pas habiller une pensée déjà faite. C'est la fabriquer. Le mot que nous cherchons est le concept que nous précisons.
Renoncer à l'orthographe et à la grammaire, c'est renoncer à penser. Pour un avocat, c'est renoncer à exercer. Pour une démocratie, c'est renoncer à délibérer.
LES NEWS
L’essentiel de l’actualité juridique.
Plus de 50 milliards d'impôts en plus en un an
Un pays qui prélève plus ne devient pas plus riche. Il devient plus lent.
C'est le chiffre qui a marqué la semaine. Plus de 50 milliards d'euros.
Cinquante milliards de prélèvements obligatoires en plus en 2025 par rapport à 2024 si l'on compare les volumes globaux, dont environ 25 milliards au titre des seules mesures nouvelles selon le Haut Conseil des Finances Publiques, le solde provenant de la croissance spontanée des recettes.
Sans ces mesures nouvelles, la France aurait probablement terminé dernière de la zone euro sur le déficit public.
Avec, nous restons deuxième plus mauvais résultat à 5,1 % du PIB, derrière la Belgique à 5,2 %, sur les chiffres Eurostat publiés le 22 avril 2026.
Voilà notre trophée.
Et pendant ce temps, la dépense publique s'établit à 57,2 % du PIB, contre une moyenne de 49,6 % en zone euro.
L'écart représente 240 milliards d'euros de dépenses publiques en plus que chez nos voisins.
Chaque année.
Nous devenons un pays qui dépense essentiellement pour financer sa protection sociale, ses retraites et le service d'une dette qui vient de franchir 115,6 % du PIB.
Le rapport « Taxing Wages 2026 » de l'OCDE, publié le 22 avril 2026, confirme la trajectoire.
En France, sur 100 euros de coût du travail pour un célibataire au salaire moyen sans enfant, il reste 52,80 euros nets en poche du salarié. 47,20 euros partent en cotisations et impôts.
La France est en troisième position des coins fiscaux les plus élevés de l'OCDE, derrière la Belgique (52,5 %) et l'Allemagne (49,3 %).
Alors nous allons le répéter, parce que manifestement le message ne passe pas : un pays qui prélève plus ne devient pas plus riche.
Il devient plus lent. Il devient moins attractif. Il devient moins créatif. Il voit ses talents partir, ses capitaux fuir, ses entrepreneurs renoncer.
Sur le terrain, le constat est simple. Un entrepreneur qui embauche aujourd'hui en France sait qu'il va travailler plus pour l'État que pour son entreprise.
Il en va de même pour le salarié qui négocie une augmentation et qui sait que la moitié restera à Bercy.
Ou pour l'investisseur qui regarde des dizaines de juridictions européennes plus clémentes que la nôtre.
À ceux qui pensent que la solution, c'est encore plus d'impôts : vous avez déjà gagné. Plus de 50 milliards de hausse en un an.
Félicitations.
Sauf que ça ne marche pas.
Ça n'a jamais marché.
Tant que nous refuserons de poser la seule question qui compte, à savoir ce que l'État doit faire et surtout ce qu'il doit arrêter de faire, nous resterons dans la même spirale.
Un État obèse qui étouffe ses créateurs de richesse pour financer des dépenses qu'il ne contrôle plus, dans une dette qu'il ne remboursera jamais.
Le silence des algorithmes
Savoir prompter n'est pas savoir le droit.
Il faut arrêter avec les apprentis professionnels du dimanche qui pensent que ChatGPT fait d'eux des spécialistes sur tous les sujets.
Ce que je dis vaut en droit. Ça vaut partout ailleurs aussi.
Prenons les avocats. Personne ne devient juriste du jour au lendemain. Eux, ils ont appris à écrire un prompt. Rien d'autre.
La différence, ils la verront plus tard.
Dans le contrat qu'ils ont négocié et qui s'effondre sur une clause mal qualifiée.
Dans l'audience où le juge pointe les imprécisions qu'ils n'ont pas vues.
Dans le redressement qui tombe six mois après leur « montage » made in GPT.
Un papier académique pose un nom sur ce biais : la « LLM Fallacy ».
Une erreur d'attribution cognitive. La machine écrit. L'humain appuie sur Entrée. Il s'attribue les deux.
Résultat, la « capability divergence ».
L'écart entre ce que nous croyons savoir et ce que nous savons.
Invisible. Silencieux. Irréversible. Plus l'outil est utilisé, plus l'écart se creuse. Nous régressons en pensant progresser.
Et je le vois toutes les semaines.
La personne qui débarque avec 12 pages de ChatGPT, qui me corrige quand je nuance, qui confond un texte plausible avec une qualification juridique.
Elle ne sait pas.
Pire, elle ne sait même pas qu'elle ne sait pas.
Bref, savoir prompter n'est pas savoir le droit.
C'est savoir poser une question à un système qui répond, juste ou faux, peu importe.
Le droit commence là où GPT s'arrête.
Rien de tout cela ne s'achète à 20 euros par mois.
Le conseil n'est pas un rendu. C'est un engagement.
Tant que la différence n'est pas vue, le client paie deux fois. Une fois pour l'outil. Une seconde pour l'avocat qui rattrape le dossier.
Quand l'État régalien fuit, le citoyen porte le risque
Chaque mois, un fichier régalien s'effondre.
Selon le ministère de l'Intérieur, environ 12 millions de comptes seraient effectivement concernés par l'incident détecté le 15 avril 2026 sur le portail de l'Agence Nationale des Titres Sécurisés, l'agence qui gère nos pièces d'identité, passeports et permis de conduire.
Le pirate qui revendique la fuite, sous le pseudonyme breach3d, parle de 18 à 19 millions d'enregistrements en vente sur un forum cybercriminel. Chiffre qui demeure non confirmé par les autorités.
Démenti partiel ou pas, la question reste entière.
Comment l'État peut-il encore, sérieusement, après une série ininterrompue de fuites massives, exiger que chaque Français scanne sa pièce d'identité pour accéder à TikTok ?
Qu'il confie le solde de son Ledger au fisc ?
Qu'il dépose sa biométrie dans une application d'État ?
Qu'il accepte que toutes ses factures B2B transitent par un portail central ?
La faille évoquée serait une IDOR (Insecure Direct Object Reference). La vulnérabilité la plus basique du manuel.
Modifier un chiffre dans une URL. C'est tout.
Et même en laissant l'ANTS en dehors du décompte, on nous a déjà promis que c'était sécurisé.
Pour France Travail. Pour FICOBA. Pour la CAF. Pour EduConnect. Pour l'Imprimerie Nationale. Pour la Police nationale.
Une liste non exhaustive de fuites confirmées.
Chaque mois, un fichier régalien s'effondre. Chaque mois, le même courriel rassurant : « aucune démarche à accomplir ».
Et pendant ce temps, les identités circulent sur des forums criminels.
Derrière, une architecture juridique qui accélère plutôt qu'elle ne freine.
La vérification d'âge sur les réseaux sociaux.
Obligatoire à la rentrée 2026 et étendue à tous les comptes au 1er janvier 2027, adossée à France Identité. Opérée par qui ? L'ANTS.
Le portefeuille européen d'identité numérique.
Déploiement obligatoire par chaque État membre avant fin 2026, en application du règlement (UE) 2024/1183 du 11 avril 2024 dit eIDAS 2. Socle français : France Identité. Opéré par qui ? L'ANTS, encore.
La déclaration des comptes d'actifs numériques détenus à l'étranger.
En place depuis 2020 via le formulaire 3916-bis. La directive (UE) 2023/2226 dite DAC 8 déploie l'échange automatique d'informations sur les crypto-actifs à compter du 1er janvier 2026.
Plusieurs travaux parlementaires envisagent en outre une déclaration nominative des wallets auto-hébergés.
Tant qu'aucun véhicule législatif n'aboutit, le risque reste prospectif, mais il s'inscrit dans une trajectoire qui mérite d'être anticipée.
Sans compter la facturation électronique obligatoire et l'euro numérique en préparation. À ce rythme, la liste finira par couvrir chaque geste de la vie quotidienne.
Les discours rassurants n'y changeront rien. La réalité, ce sont des fuites qui s'enchaînent, se répètent, se ressemblent, semaine après semaine.
La fin de la répartition ?
Vous cotisez une vie entière pour un rendement comparable à un livret défiscalisé.
La retraite par répartition est une pyramide de Ponzi.
Pas au sens pénal du terme.
Au sens mécanique d'un système qui ne s'autofinance plus et qu'on réforme en urgence tous les dix ans.
D'abord, les chiffres.
À la Libération, le système comptait plusieurs actifs cotisants pour un retraité. Aujourd'hui le ratio est de 1,7.
Il sera de 1,4 en 2070, selon le rapport annuel du Conseil d'orientation des retraites de juin 2025.
Les naissances ont chuté de 21,5 % entre 2010 et 2024 selon l'INSEE.
Le solde naturel est devenu négatif en 2025, une première depuis 1945.
Ensuite, près de 60 % des emplois des économies avancées seront impactés par l'IA, selon l'analyse du FMI publiée en janvier 2024.
Moins d'enfants, moins d'actifs, moins de cotisants.
Et désormais la machine qui modifie l'offre de travail.
Et puis, il y a le chiffre dont personne ne parle.
Le rendement réel des cotisations versées par les générations entrées sur le marché du travail après 1980 converge vers celui d'un livret d'épargne défiscalisé.
Vous cotisez donc une vie entière pour un rendement comparable à un Livret A.
Personne n'est dupe.
Une part majoritaire des moins de 35 ans pense déjà qu'elle ne touchera pas de retraite, ou que le système est voué à disparaître.
La question n'est pas « répartition ou capitalisation ». La question est : comment nous prépare-t-on au mur qui nous attend ?
Parce qu'il arrive, qu'on le veuille ou non.
La démographie est implacable. L'IA accélère. Certains de nos meilleurs actifs partent, d'autres n'y croient déjà plus.
Subsistent deux catégories.
Ceux qui savent et qui anticipent déjà, qui structurent, qui investissent, qui diversifient. Ils ne comptent plus sur l'État.
Et les autres. Ceux qui découvriront dans vingt ans que personne ne les avait prévenus.
LES GUIDES
Chaque semaine, retrouvez nos derniers guides stratégiques.
Live LinkedIn vendredi 1er mai à 12h00 : quelle structure choisir ?
SAS, SARL, auto-entrepreneur. Trois lettres qui engagent votre patrimoine, votre fiscalité, votre capacité à lever, votre cession future.
Beaucoup d'entrepreneurs choisissent leur structure juridique comme ils choisissent une voiture.
Au feeling. Sans regarder sous le capot. Ça passe. Jusqu'au jour où ça casse.
Vendredi 1er mai, en LinkedIn Live. 30 minutes, plus si affinités.
Oui, le 1er mai, pour la Fête du Travail.
Parce que le seul moment où un dirigeant prend le temps de réfléchir à son projet, c'est quand le téléphone arrête de sonner.
Quand les clients ne relancent plus. Quand les équipes ne sollicitent pas.
Le 1er mai, c'est le silence qu'il vous faut pour poser les bonnes questions.
Les pièges concrets que nous traitons toutes les semaines.
L'auto-entrepreneur qui pensait rester en micro et qui explose son plafond en 8 mois.
La SAS créée par réflexe alors qu'une SARL aurait suffi.
La SARL qui devient un boulet fiscal au moment de céder.
La holding montée trop tôt. Ou trop tard.
L'associé intégré sans penser aux conséquences sur la gouvernance.
La clause de sortie absente au pire moment.
Posez vos questions en répondant à ce mail dès maintenant. Y compris celle que vous repoussez depuis votre immatriculation. Surtout celle-là.
Je répondrai à tout, sans filtre et sans tabou.
JONUM Web3 gaming : le guide opérationnel

Si vous développez un projet de gaming dans le Web3, ce qui suit est pour vous. Le décret JONUM est tombé.
Quatre lettres que la plupart des porteurs de projets Web3 gaming n'ont pas encore prises au sérieux.
Le décret n° 2026-60 du 4 février 2026, entré en vigueur le 7 février 2026, encadre les jeux en ligne qui distribuent des objets numériques monétisables par mécanisme de hasard.
Un régime hybride, sous supervision de l'Autorité Nationale des Jeux. Trois ans d'expérimentation. Jusqu'au 21 mai 2027.
J'ai rédigé un guide juridique opérationnel. 14 pages.
Quatre points que les premières analyses ratent.
La fenêtre réelle.
L'expérimentation court depuis la promulgation de la loi SREN, pas depuis le décret. Il vous reste 13 mois pour tester votre modèle. Pas trois ans.
Les exclusions MiCA côté récompenses accessoires.
Les ONUM peuvent prendre la forme de NFT ou de jetons de jeu, y compris des jetons à usage interne. La nuance se déplace côté récompenses accessoires en crypto-actifs.
Le décret n° 2026-60 du 4 février 2026 autorise la distribution, en sus des ONUM, de récompenses accessoires en crypto-actifs entrant dans le champ de MiCA, à l'exception expresse des asset-referenced tokens dits RWA (article 3, §1, point 6 du règlement (UE) 2023/1114), des e-money tokens dits stablecoins (point 7) et des utility tokens (point 9).
Si vous distribuez un utility token MiCA en récompense accessoire, ce n'est pas le régime JONUM qui s'effondre, c'est cette récompense qui n'est pas autorisée à ce titre.
Le plafond des 20 %.
Ce plafond n'est pas votre chiffre d'affaires comptable.
Le décret le redéfinit en agrégeant les ventes d'ONUM, les dépenses des joueurs et les commissions des places de marché. La valeur cumulée des récompenses accessoires en crypto-actifs est par ailleurs plafonnée à 25 000 euros par joueur et par an.
Un reporting mal calibré fait sauter ces plafonds avant votre premier contrôle ANJ.
Le siège UE ou EEE obligatoire.
Si votre holding opératrice est en Suisse, au Royaume-Uni, aux Émirats ou aux États-Unis, vous ne pouvez pas proposer votre JONUM en France. Point final.
Ce point n'apparaît dans aucun guide de premier jet.
Le délai d'affichage du message de prévention expire le 6 mai 2026. Dans 9 jours.
Si une seule brique du dispositif saute, le régime général des jeux d'argent reprend ses droits. De plein droit.
Avertissement, suspension 3 mois, interdiction 3 ans, sanctions jusqu'à 100 000 euros par infraction.
La publicité en faveur d'une offre illégale est sanctionnée jusqu'à 100 000 euros, portés au quadruple des dépenses publicitaires.
Y compris pour vos influenceurs et ambassadeurs.
CyLimit a obtenu le premier récépissé de déclaration préalable de l'ANJ le 13 mars 2026. À la date de rédaction, peu d'acteurs ont franchi cette étape, alors que la fenêtre d'expérimentation est ouverte depuis bientôt trois mois.
Le test n'est pas sur votre technologie. Il est sur la substance de vos mécaniques.
Le vernis Web3 ne protège de rien.
Notre guide couvre l'analyse de votre mécanique au regard des trois critères cumulatifs JONUM, la check-list de déclaration ANJ, les pièges du plafond 20 %, des exclusions MiCA et du siège, ainsi que les arbitrages publicité et ambassadeurs.
Répondez au sondage pour y accéder :
Quelle est votre situation face au régime JONUM ?
Pourquoi nous écouter ?
Avec Hashtag Avocats, nous accompagnons 300+ entreprises sur la fiscalité, la structuration juridique, la conformité crypto (DAC8, MiCA), la conformité IA (AI Act, droit d'auteur), la régulation des jeux numériques (JONUM), la responsabilité numérique et les opérations de M&A.
À retenir
Plus de 50 milliards d'euros de prélèvements obligatoires en plus en 2025 par rapport à 2024 selon le HCFP, dépense publique à 57,2 % du PIB et dette publique à 115,6 % du PIB.
Le portail de l'ANTS a cédé sur une faille IDOR basique : entre 12 et 19 millions de Français potentiellement exposés selon les sources officielles, alors que de nouveaux usages régaliens centralisés sont sur le point d'être imposés.
Décret JONUM en vigueur depuis le 7 février 2026 : il vous reste 13 mois d'expérimentation, pas trois ans, et siège UE/EEE obligatoire.
LinkedIn Live « SAS, SARL, auto-entrepreneur, quelle structure choisir ? » vendredi 1er mai à 12h00.
Vous voulez un point rapide sur vos risques et vos leviers d'action ?
Je prends toujours 30 minutes pour comprendre votre enjeu et vous donner une première feuille de route.
À très vite,
Arnaud


